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La vallée du Rhône est l’axe économique et commercial, sans doute le plus important de France. De la Suisse à la mer Méditerranée, elle a connu, depuis la Préhistoire, les invasions, porteuses de guerres mais aussi d’apports culturels aux terroirs. Le paysage a été façonné par l’Homme au fil des siècles.
La portion encaissée de cette vallée de Lyon jusqu’à Avignon, est bordée de châteaux très anciens puissants pour défendre les populations mais aussi surveiller la navigation tout en s’appropriant les péages. Ce tronçon spectaculaire, escorté de ses châteaux forts à l’aspect guerrier est comparable à la vallée du Haut-Rhin moyen.
Un château fort est une structure fortifiée, essentiellement construite et habitée par la noblesse au Moyen Âge en Europe, au Moyen Orient et au Japon. Les châteaux urbains servaient à contrôler les voies de communication sur terre ou sur fleuve, et les châteaux ruraux ou villageois étaient situés près d’éléments vitaux pour l’économie de la population comme des pressoirs, des moulins, des fours ou des vignobles. Les châteaux forts ont été construits jusqu’au xve siècle. Avec l’apparition de l’artillerie et l’usage des canons, qui pouvaient détruire les fortifications, les châteaux ont dû s’adapter à l’évolution de l’armement. Henri IV et surtout Richelieu confirment leur déclin en ordonnant la
destruction ou le démantèlement de nombreuses fortifications pour éviter qu’elles ne servent de repaire aux ennemis de l’autorité.
La Révolution de 1789 achèvera une bonne partie de ces châteaux, emblème de la puissance de leurs seigneurs. Au XIXe siècle sont apparus un grand nombre d’albums, de dictionnaires d’ouvrages consacrés aux travaux de voyageurs studieux, et peintres habiles qui ont redécouvert le Moyen Âge. En effet, la France avait besoin de retrouver son passé glorieux et c’est l’époque romantique qui a su le mieux figurer les ruines jusqu’à la Belle Époque.
Avec les destructions massives de la première guerre mondiale, les ruines intéressent moins.
Désormais, c’est la photographie, et non plus la peinture ou la gravure, qui va représenter la ruine, notamment dans les magazines comme l’Illustration. Le cinéma et les cartes postales vont montrer la ruine sous l’angle du cataclysme ou de la fin du monde, mais la conscience du patrimoine fait que collectivités et individus enthousiastes, restaurent ces édifices pour en sauvegarder la mémoire..

réalisé en partenariat avec l’association Tain, Terre & Culture

ISBN : 978-2-84668-546-7 - 21 x 28 cm - 50 pages - broché

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Sortie le 29 août 2018

par Georges Fréchet

Le royaume de France était plongé dans l’obscurité : à la guerre de Cent ans s’était ajoutée la grande Peste noire. Un rayon de soleil vient cependant annoncer des jours meilleurs : le mariage de Charles V de Valois et de Jeanne de Bourbon. Il a lieu le 8 avril 1350 à Tain-l’Hermitage et scelle le « transport » du Dauphiné à la France. En outre, Charles V sera l’un des très grands rois de France, récupérant les conquêtes des Anglais et des Navarrais, grand mécène, inventant l’impôt et créant le franc. Les successeurs de Charles et de Jeanne se souviendront toujours de l’église où se marièrent leurs ancêtres, au bénéfice des Tainois. La ville, aujourd’hui, est encore fière de cet événement. Un beau bronze commémoratif, dû au mécénat de Jacques Brun, ne manque pas de le célébrer.

 

Titulaire d’un diplôme d’archiviste-paléographe de l’école des Chartes, membre de l’Académie drômoise et conservateur en chef honoraire des bibliothèques, Georges Fréchet a été en poste à la Bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg, à l’Institut national d’histoire de l’art à Paris et dernièrement à la bibliothèque Ceccano d’Avignon. Dans tous ces postes, il est spécialiste de manuscrits et livres rares et précieux. Il a aussi enseigné la bibliothéconomie et l’histoire du livre. Auteur de plusieurs catalogues d’exposition, en particulier sur Barbey d’Aurevilly, sur Sébastien Brant et sa Nef des Fous, sur René Char, sur Mallarmé, et de très nombreux articles sur des sujets historiques, artistiques, prosopographiques et littéraires, il devient historien d’art après sa thèse d’École des Chartes sur l’architecture gothique en Lorraine. Il se tourne désormais vers des études pluridisciplinaires cernant des motifs sur le temps long, faisant appel à l’interaction entre image et texte, textualité et oralité, différentes cultures et différents niveaux de culture.

 

ISBN : 978-2-84668-632-7 - Format 180 x 240 - 120 pages - relié - 15 €

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